J’ai passé la semaine dans l’école, pour commencer et avancer la peinture des lettres de la réécriture de la fresque de Michel Bouillot. Une semaine chargée, sportive, intense, mais tellement satisfaisante! Etre en charge de cette mémoire, arriver à faire revivre une fresque effacée, et la recréer à ma manière, mais en gardant le sens et l’énergie du créateur, c’est fabuleux!!
Lundi a été réservé au traçage relativement précis, à la craie, pour éviter de futures traces. Dès mardi j’ai sorti mes peintures et pinceaux. Je ne peux me permettre de travailler juste sur mes tracés, car il y a toujours des déformations en projetant une image. J’ai donc sorti des outils très basiques, un T en bois et un petit niveau à bulles. Du scotch violet pour plâtrier pour assurer mes horizontales. Avec ce frustre attirail et une infinie patience, j’ai peint chaque lettre avec mille précautions, pour garder l’harmonie de l’ensemble et la verticalité… ce qui n’est pas simple sans aucun repère…

J’avais déjà réfléchi aux couleurs en travaillant la maquette, mais il est vrai qu’en travaillant en aussi grand le résultat est un peu différent, cela change aussi avec la lumière de la pièce. J’ai réalisé quelques ajustements pour obtenir des couleurs éclatantes et garder une lisibilité du texte.







Nous sommes vendredi et je suis rassurée, tout se passe bien, la composition se révèle, j’ai presque fini tout le haut. J’ai gagné en assurance en hauteur, j’arrive maintenant à travailler debout tout en haut de l’échafaudage, je n’y aurais pas cru lundi… J’ai pris mes repères, mais le problème reste l’échafaudage en lui même qui masque des endroits, et me place à des niveaux parfois compliqués. Par exemple au milieu je suis trop basse pour certaines lettres, j’ai dû monter sur une chaise et peindre en équilibre instable. C’est compliqué de tracer droit.. et de bien visualiser le résultat. J’espère que je n’aurai pas de mauvaises surprises quand cet attirail aura été enlevé!
La ville de Cluny suit de très près ce travail, et m’a fait l’honneur de réaliser ce petit article sur le site Cluny.fr
Avant de quitter les lieux et de m’écrouler sur le canapé ce week end, j’ai commencé mon oiseau lyre, qui regardera le texte perché sur son radiateur. Il amène une touche de poésie et de douceur pour les enfants, qui pourront ainsi se raconter des histoires et s’approprier la fresque.

A tout bientôt pour la suite!!!


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