Hier une femme s’est confiée à moi au détour d’une conversation somme toute banale, ce qui commence souvent ainsi n’est-ce pas? Me sachant magnétiseuse, les personnes qui me rencontrent me font facilement confiance et se livrent rapidement sur leur vie, leurs problématiques… et je suis apte à recevoir cela. Hier cette personne vive, enjouée, cette grand mère qui me parlait de ses petits enfants, a fini par m’expliquer son chemin de guérison. Contrairement aux apparences, elle m’a narré des années de maladie, de soins médicaux lourds, avec des médecins plutôt inquiets sur son avenir. Mais elle a décidé que non, elle ne finirait pas dans un fauteuil roulant! Que non, elle ne devrait pas quitter sa maison, ni devenir une charge pour son mari et ses enfants, et que non, personne ne la verrait se dégrader. Elle a créé sa rééducation, s’est obligé à marcher chaque jour, ne serait ce que quelques mètres au début, a accepté des traitements difficiles sans faillir, elle n’a plus eu qu’une pensée: GUERIR. Simplement. Avec une volonté tenace.
Et c’est ce qu’elle a fait. Aujourd’hui elle a retrouvé toute sa mobilité, elle marche, elle aide ceux qui sont passés par cette maladie. Elle regarde la vie avec des yeux rieurs et perçants. Et comme elle le dit si bien, c’est sa volonté et sa ténacité qui l’ont sauvée.
Cette histoire m’a touchée particulièrement, car j’ai connu ce chemin de souffrance et de recherches de guérison. J’étais pourtant jeune, 29 ans, quand j’ai dû passer la porte d’un rhumatologue, et quand le couperet est tombé: une spondylarthrite ankylosante! Des douleurs dans la colonne vertébrale elle même qui me faisaient souhaiter la mort, un périmètre de marche qui se réduisait rapidement, des nuits à pleurer. Et puis un traitement… des cachets qui font vomir et diminuent l’immunité, des piqûres à se faire soi même dans le ventre. Une vie à demi mangée, l’incompréhension, la sensation d’avoir cent ans, de ne plus avoir d’espoir. Ne plus rien faire et ne plus pouvoir se projeter.

A moi aussi on m’avait promis le fauteuil roulant, et des mains recroquevillées qui ne pourraient plus dessiner. J’ai vécu l’hôpital et les diagnostics, les examens douloureux. Les pronostics.
Et pourtant! Aujourd’hui j’ai 50 ans. Je marche, je n’ai plus ces douleurs articulaires, et mes mains peuvent dessiner autant que soigner. Les médecins, pourtant incrédules, me l’ont écrit: Rémission.
Il y a dix ans. Alors il reste des fragilités, quelques raideurs, mais je vis, pleinement!
Et c’est là que le récit de cette femme rejoint le mien, et c’est pourquoi je l’écris aujourd’hui. Je n’ai jamais accepté cet avenir là. Je ne me suis jamais résignée, et au fond de moi je gardais la foi. Le foi en moi, et la foi en la force de vie, mes guides, mes anges, quoi? Ce que je ressentais autour de moi qui me poussait à me secouer et me lever. Et bien sûr, mes enfants. Pour eux je ne pouvais pas me résigner. Alors j’ai accepté ces traitements, mais surtout j’ai tout changé. Mon alimentation, ma façon de penser, de m’habiller, de me parler… et ma vie en entier. J’ai déménagé, quitté ce qui m’enlisait, rencontré d’autres personnes, et faisant cela j’ai trouvé une autre vie, avec celui qui est devenu mon mari. Et qui m’a aidée à guérir.
Gai Rire.
C’est comme cela qu’on peut l’entendre, car il est important de comprendre que le rire, la gaieté, l’amour, sont une des principales voies de guérison.

C’est en traversant ce chemin que j’ai compris la force qui me menait, et aussi pourquoi j’étais tombée si bas. Je m’étais laissée détruire, et j’avais lâché tout ce qui m’animait: l’art, et la spiritualité. En reprenant les rênes de ma vie, en me battant pour la vitalité, la joie, et les possibles, j’ai pu traverser ce chemin noir et comprendre qui je suis: capable de gai rire, et de voir dans l’invisible.
Ces années noires, je n’en parle jamais depuis lors, et je n’y pense jamais. Mais cette conversation m’a ramenée à cette vérité, qui est mon identité, et qui explique aussi mon chemin vers la magnétiseuse qui vous reçoit et vous accompagne. Quand je reçois vos confidences sur les douleurs passées, je les connais, je comprends l’étendue de ces pleurs et la force qu’il faut avoir pour s’en sortir.
Mais c’est possible.

Car le Corps a une infinité de possibilités, et bien plus de puissance qu’on ne l’imagine.
Les mains des guérisseuses sont là pour lui parler, et lui dire doucement qu’il peut activer ses capacités.
Vous êtes les seuls maîtres de votre destinée.


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